J9 : Oups, je suis en retard...

  • Posté par : 8 aoû 2016 - 11:56
  • Par : Olivier

Cela fait bien longtemps que je n'ai point pu alimenter mon blog. Je tiens à m'en excuser auprès de mes fidèles lecteurs !

Du coup j'ai pas mal de choses à raconter, y compris dans les premiers jours que je n'ai pas vraiment eu le temps de raconter..

Je reprends.

 

Jour 2 : Vert-le-Grand à Pithiviers

La première nuit a été bénéfique, bien que pleine d'inquiétude. Une grosse douleur ressentir au genou la veille me faisait craindre une abandon à nouveau prématurée du projet. Je n'en ai pas trop parlé, je voulais persévérer, mais chaque coup de pédale était devenu un petit calvaire, sur plusieurs dizaines de kilomètres. Une chute dans l'escalier dix jours avant pouvait-elle expliquer cette douleur ?

Je dormai chez Claudine, ma tante, à Vert-le-Grand (merci encore pour l'accueil, les bières et le barbecue !). Tonton Yves et elle pratiquent eux le vélo couché. Plus rapides, plus confortables pour les fesses et le dos, les vélos couchés sont encore peu connus en France. Mais qui sait ? Un jour ils prendront peut-être le pouvoir.

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Yves m'a accompagné toute la matinée, en imprimant un rythme soutenu mais que j'ai réussi à suivre, près de 19km la première heure. 
Par contre, la douleur au genou était bien présente, bien lancinante et s'aggravait de kilomètre en kilomètre... Une fois qu'Yves fit demi-tour, j'appelai des osthéopathes à Pithiviers, qui pouvait me recevoir le soir-même ou le lendemain matin de bonheur. Malheureusement, à cause des congés, les disponibilités étaient rares, et c'est finalement au bout d'une quinzaine de minutes que je pris rendez-vous "à domicile". L'osthéopathe viendrait donc au camping "Les Lilas" à Pithiviers !

Dernière chose à savoir sur cette région : Pithiviers se situe au milieu de la Beauce, une région incroyable par sa laideur et son manque d'intérêt. Des champs de blé à perte de vue, aucun relief, aucun arbre, juste un tracteur de temps en temps, et un vent d'ouest à arracher un cycliste de la route.

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La fin de l'étape fut particulièrement éprouvante, et mon arrivée au camping bien appréciée.

 

Jour 5 : de Blois à Tours

Journée somme toute agréable : la matinée fut sous la pluie, mais j'ai très largement préféré ça au cagnard de la veille. On a pu avancer à un bon rythme, et malgré un chemin parfois étrange (chemins de sables détrempés, gros dénivelés pour finalement revenir en bas de la côte où on était... les tracteurs de pistes cyclables sont parfois joueurs), l'étape était agréable. 

Maddie a fini par m'avouer qu'elle connaissait un passage du Petit Prince en français, par coeur. 

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'Océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé.
Elle disait :
- S'il vous plaît... dessine-moi un mouton !
- Dessine-moi un mouton...

Le soir, nous avons dormi chez Jérémy, dans le centre de Tours. Il habite une vieille bâtisse (visible sur Google Street) qui apparemment, a été l'armurerie où est passée Jeanne d'Arc pour aller chercher tout son stuff pour partir casser de l'Anglais. Le bâtiment est resté en l'état et son architecture était vraiment jolie. Tours est une jolie ville, avec sa Guinguette estivale, sa jolie place plumereau, sa cathédrale... dommage qu'il ait plu.

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Allez, je ne peux rester plus à vous écrire, je vous raconterai les jours suivants pendant ma pause à Nantes, prévue de mardi à samedi.
A bientôt !

 

Photos 

- La cour de l'armurerie de Jeanne d'Arc à Tours 
- Une jeune fille au chat, maison ancienne à Tours
- Architecture d'une maison, Tours
- La Ginguette de Tours
- Jérémy, notre couchsurfer à Tours